Jacqueline avec un de ses chats
Il y a
quelques années, une chatte a eu une portée de chatons dans la grange d'une
personne dans un petit hameau. Celle-ci ainsi que ses chatons ont été «adoptés»
par le propriétaire de la grange et ses voisins. Parmi les chatons quelques-uns
sont devenus les chats de la maison, tandis que la mère et quelques autres
jouissaient de la liberté de la grange, tout en permettant à leurs sujets
humains de leur apporter de la nourriture.
Malheureusement, au fil des ans, la population a augmenté jusqu'au jour
où les gens ont décidé que quelque chose devait être fait et ils ont donc
contacté un de nos bénévoles. Pour résumer l'histoire, ils ont pris les chats et
les ont emmenés chez l'un de nos vétos, où NALA a payé pour eux afin d'être
stérilisés et identifiés. L'un des habitants du hameau s'est occupé d'eux
jusqu'à ce qu'ils aient récupéré de l'opération, puis ils ont été relâchés. Le
travail réalisé, fin de l'histoire, sauf que ...
.... Le hameau a invité la bénévole à dîner pour la remercier et là,
elle a été abordée par quelqu'un qui lui a parlé d'une situation urgente
...
... Celle d'une octogénaire, Jacqueline,
qui avait ses propres chats. Un hiver, quelques années auparavant, elle a
découvert des très jeunes chatons déposés dans son jardin. Il est clair qu'ils y
avaient été abandonnés par quelqu'un comptant sur la bonne nature de la dame
pour prendre soin d'eux. Bien sûr, elle ne pouvait pas les laisser mourir, donc
elle les a pris à l'intérieur et les a élevés. Elle n'avait pas les moyens
financiers de les faire stériliser et elle a trouvé d'autres chatons dans son
jardin les années suivantes. Peu à peu, sa population féline s'est donc agrandie
jusqu'à ce qu'elle ait plus de trente chats.
Parfois, ses chats (et ceux de ses voisins) ont disparu, ont été
empoisonnés, ont été retrouvés morts ou sont rentrés chez eux avec des blessures
épouvantables. Certains des voisins étaient mécontents concernant le nombre de
chats et ont porté plainte auprès du maire. Cependant, aucune solution n'a été
trouvée et des mesures drastiques ont été envisagées par le maire pour le
vendredi suivant, quand, par hasard, quelqu'un de cette ville a rencontré notre
bénévole à ce dîner. Une fois l'urgence de la situation lui ayant été expliquée,
notre bénévole nous a contacté et nous avons rencontré cette personne pour voir
si nous pouvions faire quelque chose.
À la suite de notre réunion, nous sommes allés voir Jacqueline pour
discuter de la situation et voir si nous pouvions trouver une solution qui soit
acceptable pour elle. Elle fut d'accord pour que l'on emporte quelques-uns des
chats pour les faire adopter pour qu'elle se retrouve avec seulement cinq chats,
stérilisés et identifiés. Ce qui s'est passé pendant le week-end, donc nous
avons dû attendre jusqu'au lundi avant de pouvoir aller plus loin.
La première action lundi fut de contacter le
service juridique de la fondation 30 Millions d'Amis où une dame très
sympathique a répondu à nos questions et nous a donné des conseils. Elle a
également contacté le maire de la ville pour discuter de la question et nous en
a fait part ensuite.
Nous avons ensuite pris
rendez-vous avec le maire, ce dernier eut lieu le mercredi. Entre temps, nous
avons lancé un appel à l'aide sur notre site et notre page Facebook. Par ce
biais, nous avons découvert qu'une autre association locale était également
impliquée et avait déjà trouvé des associations, adoptants ou des familles
d'accueil pour de nombreux chats "excédentaires".
Le mercredi, nous avons rencontré le maire et expliqué notre
proposition de capturer et placer la majorité des chats, laissant la dame avec 5
chats stérilisés et identifiés. Nous nous sommes également organisés avec ses
voisins de façon à ce qu'ils gardent un oeil attentif sur la situation en cas de
nouvelles difficultés. Cette proposition permettrait de résoudre le problème
sans aucune dépense inutile pour la ville. Le maire a trouvé notre proposition
acceptable, alors l'exode des chats a commencé.
À la fin du mercredi plus de 20 chats ont été capturés et emmenés à des
associations, de nouveaux foyers temporaires ou aux vétérinaires pour la
stérilisation ou des soins. NALA85480 en a pris 8 tandis que le reste a été
capturé par les bénévoles infatigables de l'autre association qui étaient
occupés jusque tard dans la nuit. En conséquence, le maire a annulé ses actions
envisagées. Au cours des prochains jours, les autres chats seront capturés et
j'espère qu'il n' y aura plus de problèmes à l'avenir. C'est grâce à l'attitude
ouverte du maire, les efforts des bénévoles des associations, les conseils et le
soutien de 30 Millions d'Amis qu'une solution a été trouvée. Mais nous ne devons
pas oublier les nombreuses personnes qui étaient prêtes à adopter un chat ou à
se proposer comme famille d'accueil. Cette mobilisation nationale qui a vu des
chats réservés de régions éloignées telles que celles de Nice et Paris montre la
puissance des médias sociaux tels que Facebook à rassembler les gens pour
résoudre un problème.
Sur une note plus
sombre, il est nécessaire d'examiner les causes de ce problème et voir quelles
leçons nous pouvons en tirer. Tout d'abord, les gens ne devraient pas abandonner
les animaux dans les jardins des amis des animaux en espérant qu'ils seront pris
en charge. Non seulement l'abandon d'un animal est illégal, mais son
propriétaire en est entièrement responsable et une partie de cette
responsabilité c'est aussi de gérer les conséquences de la reproduction non
désirée. Si vous ne voulez pas que votre chatte ait des bébés alors la faire
stériliser: c'est moins de soucis pour vous et c'est mieux pour la santé de
votre animal.
Deuxièmement, le particulier ne devrait pas avoir à s'occuper des
animaux errants ou abandonnés: il s'agit de la responsabilité des maires. Ils
doivent avoir un contrat avec une fourrière et doivent publier à la mairie les
démarches à suivre si l'on trouve un animal en divagation.
Plus important encore, blesser ou tuer les animaux est illégal. Ceux
qui le font risquent une peine ou une amende. Nous menons une enquête pour
savoir combien d'animaux ont disparu ou ont été blessés ou tués dans la ville.
Si cela s'avère nécessaire, nous allons informer les gendarmes.
Sur la page
facebook
https://www.facebook.com/LesChatsDeJacqueline nous partageons les photos et les nouvelles des chats de
Jacqueline.